Informatica : « L’application de Bâle 3 passe par une meilleure gouvernance des données »
Au 31 décembre 2011, tous les centres financiers du G-20 s'engagent à adopter Bâle III. Objectif : renforcer la résilience des grandes banques internationales et réduire les risques, pour ne pas revivre les crises successives qui ont secoué les marchés financiers ces dernières années. Des évolutions réglementaires qui ne sont pas sans conséquences sur les systèmes d'informations. Explications avec Olivier Pierron, Responsable Commercial Finances d'Informatica.
DSISIONNEL – Quelles sont les nouvelles règles par cette évolution des Accords de Bâle ?
Olivier Pierron – Au sens large, l'idée est une évolution des métiers de la banque et de la finance vers moins de risques, plus de transparence et plus de contrôles. Cela passe par exemple par un niveau de fonds propres des banques renforcés de 2% à 7%. Ou encore l'incitation d'investissement sur des placements moins risqués. Bref, des règles de fonctionnement nouvelles qui ont un véritable impact sur les métiers.
Concrètement, en quoi les systèmes d'informations bancaires sont-ils impactés ?
C'est simple : ce sont ces informations qui servent de base à la surveillance et au contrôle. Si les données qu'ils contiennent ne sont pas fiables, comment alors mesurer le respect des règles imposées par Bâle 3. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer ce qu'il se passe : en août, les stress tests de Dexia ont donné des résultats visiblement satisfaisants. Pourtant, en septembre, la banque a été démantelée : c'est la preuve que les données sur lesquelles se sont appuyées les stress tests n'étaient pas fiables.
Pour répondre aux exigences de Bâle 3, il est donc indispensable de disposer d'un système d'informations dont la gouvernance des données est au cœur des préoccupations, afin d'améliorer la transparence et la fiabilité de l'environnement. Plus globalement, un système d'informations souple et agile permet aussi aux établissements financiers de suivre les évolutions réglementaires, assez rapides, du secteur.
Quel rôle peut jouer Informatica dans ce domaine ?
La gouvernance des données, au travers notamment notre expertise du Master Data Management, est l'un des socles de notre métier. Quelles que soient les sources des données et les formes du SI : plateformes mainframe, Unix, Windows, outils métiers spécifiques ou progiciels, bases de données multiples, etc. Nous proposons à nos clients une véritable vision à long terme, en particulier grâce à une urbanisation du système d'information, qui ne se limite évidemment pas aux exigences immédiates de Bâle 3.
C'est d'ailleurs l'un des aspects positifs de la crise, qui force aussi bien les entreprises que les États à s'interroger sur leur capacité à réagir face à des situations de crise et plus généralement à mieux gérer leurs finances, en toute transparence, et en s'appuyant sur des données plus fiables.
