Bilan IT 2011 : du cloud, du cloud et encore du cloud
C'est la fin de l'année. Une période de bilan et de résolutions pour la suite. Et si, pour 2012, on arrêtait de se gargariser de cloud. Qui, dans la majorité des cas, n'en est même pas...
Même les moins perspicaces l'auront remarqué. En 2011, le cloud a été mis à toutes les sauces : qui n'en a pas entendu parler au moins une fois par jour depuis janvier dernier ? Alors même que dans de nombreux cas il ne s'agit que de simples applications en SaaS !
Ce qui semble s'être passé, c'est finalement une modification du sens originel du terme. Autrefois (enfin, tout est relatif), quand on parlait de cloud, on pensait surtout partage de puissance pour faire de savants calculs, généralement dans des labos universitaires. C'est d'ailleurs l'origine de la chose.
Aujourd'hui, dès que l'on parle de solutions hébergées, on les dit « hébergées dans le cloud ». C'est bien là le problème : dit comme ça, on dirait que tous les datacenters sont un immense territoire ouvert dans lequel il suffit d'y aller de sa petite application.
Dans les faits, il n'y a pas qu'un seul cloud mais des centaines : privés (lorsqu'on parle des infrastructures virtualisées des entreprises), publics (services hébergés en externe) ou hybrides. Et surtout, la notion de cloud ne se limite pas à la couche applicative : elle englobe également la plateforme (serveur Web), l'infrastructure, voire même les données.
Dans la grande majorité, le terme de cloud est donc bien souvent galvaudé. L'utilisation qui en est faite (au sens marketing) n'est en général pas entièrement fausse (quand même!), mais elle n'est pas non plus tout à fait exacte. Alors qui l'emportera au final ? Service marketing vs service R&D, le match se poursuit...
